Glande submandibulaire

De Anatomia
Aller à : navigation, rechercher

Glande submandibulaire

Description de cette image, également commentée ci-après

Glande submandibulaire vue médiale (Sobotta 1906, fig. 359)

Données
Latin Glandula submandibularis
TA98 A05.1.02.011

La glande submandibulaire est une des trois glandes salivaires majeures. Elle assure environ 60% de la sécrétion basale de salive.

Situation[modifier]

Elle se situe à la face latérale du plancher de la bouche, contre la base de la langue, dans la région suprahyoïdienne latérale. Cette région aussi appelée région submandibulaire est limitée

  • antérieurement : par le ventre antérieur du muscle digastrique
  • postérieurement : par le bord antérieur du muscle sterno-cléido-mastoïdien et jusqu'à une cloison parotido-madibulaire définie par la bandelette mandibulaire, le ligament stylomandibulaire et les fibres réfléchies de l'aponévrose stylo-digastrique.
  • latéralement : par la partie inférieure du corps de la mandibule qui se prolonge sous la ligne mylo-hyoïdienne par la lame superficielle du fascia cervical
  • inférieurement : par le feuillet profond de la lame superficielle du fascia cervical

Rapports[modifier]

Glange submandibulaire gauche, vue oblique latérale et inférieure, bandelette mandibulaire réséquée (Sobotta 1906, fig. 360)

Vaisseaux[modifier]

La glande submandibulaire est en rapport avec l'artère et la veine faciale. L'artère est profonde tandis que la veine est superficielle.

L'artère faciale décrit une courbe qui la rapproche du pharynx, c'est dans cette courbe que se moule le pôle postérieur de la glande submandibulaire.

Lymphatiques[modifier]

Il existe une longue chaine de nœuds lymphoïdes submandibulaires tributaires de la langue et de la tonsille palatine.

Organes vasculo-nerveux[modifier]

La glande submandibulaire masque par sa face profonde les organes vasculo-nerveux destinés à la langue. On retrouve, inférieurement, proche de l'os hyoïde, l'artère linguale, le nerf hypoglosse (XII), les veines linguales et les vaisseaux lymphatiques, formant le pédicule postéro-latéral de la langue. On retrouve aussi, supérieurement, le nerf lingual branche du nerf mandibulaire (V3) qui innerve la glande ainsi que le rameau stylo-glosse qui innerve le muscle du même nom. Ce rameau provient de la corde tympanique.

Prolongement sublingual[modifier]

La glande submandibulaire se prolonge dans la région sublinguale par le conduit submandibulaire (anciennement : canal de Wharton) qui chemine entre le muscle mylohyoïdien et le muscle hyoglosse. Ce conduit nait de la réunion de plusieurs conduits collecteurs intraglandulaire et accompagne dans sa portion initiale le prolongement antérieur de la glande. Il décrit ensuite une courbe à concavité inférieure qui s'accroche au nerf facial avant de poursuivre vers le frenulum linguae (anciennement: frein de la langue) où il reçoit le conduit sublingual majeur avant de s'aboucher à la caroncule linguale.

Clinique[modifier]

Le conduit de la glande submandibulaire (canal de Wharton) est le plus souvent le siège de lithiases qu'on appelle des sialolithes. Ces lithiases sont composées des sels de la salive épaissie qui s'agglutinent et y forment des structures cristallines. C'est particulièrement le cas dans les maladies rénales où les déficits d'élimination vont avoir un retentissement sur la composition de la salive : des dépots de calcaire peuvent alors favoriser l'apparition de tartre à la face linguale des incisives inférieures, mais aussi de sialolithes qui obstruent le conduit submandibulaire. La glande gonfle et devient douloureuse. On peut avoir recours à la radiographie standard en réalisant des clichés occlusaux et panoramique dentaire pour rechercher un calcul radio-opaque. On peut aussi avoir recours à l'échographie qui permet de visualiser aussi les calculs radio-transparents, ainsi que la scanographie qui possède une très grande sensibilité pour les calculs radio-opaque et qui a une grande valeur localisatrice permettant de guider le chirurgien dans son geste. Enfin, la sialendoscopie permet à la fois de voir et de retirer le calcul selon sa taille. Si le calcul est trop volumineux, il s'agira plutôt d'un traitement chirurgical par taille endobuccale.

Parmi les autres pathologies de ce conduit, on peut citer les malformations qui peuvent donner lieu à une grenouillette, c'est à dire un kyste mucoïde de la glande submandibulaire.